ARLON :
Le sentiment d’insécurité, c’est un peu le thème à la mode ces dernières semaines dans le chef-lieu. Et au sortir des Aralunaires – n’y voyez aucun lien – il a probablement atteint son apogée.
Une septantaine de véhicules aux pneus crevés, à la suite d’un « dépit amoureux », un bar-lounge incendié, pour lequel l’enquête se poursuit, et, dans la foulée, l’organisation d’une conférence de presse, conjointement, par le Maïeur, le Procureur du roi et le Chef de la zone de police… « Ouf, mais qu’est-ce qu’il se passe à Arlon ? », pour citer la réaction du news manager national de l’agence de presse Belga à l’annonce du dernier de ces trois événements.
C’est vrai que, même à Charleroi, Liège ou Bruxelles, il est rare – notez la litote – de vouloir réunir la presse, tant locale que nationale, dans l’optique de rassurer la population sur sa tranquillité mise à mal. Pourquoi ? Tout simplement parce que, hormis dans des situations de chaos total, c’est tout bonnement l’effet inverse qui se produit.
Alors, quoi ? Alors, rien de bien croustillant pour exciter cette bonne vieille attitude humaine qui veut que l’on aime jouer à se faire peur.
En effet, le message transmis est qu’Arlon grandit (28 000 habitants aujourd’hui) et qu’il est probablement important de rappeler que cette cité, aux vestiges gallo romains, ne se situe pas au paradis.
Mais bon, selon l’enquête menée, le temps d’un jeudi soir, dans le quartier chaud d’Arlon, par un quotidien local, le malaise est bien présent… à défaut des bagarres. Surtout pour Alain, Johnny et Dédé qui, vers 21h20, « ne demandent qu’une chose : pouvoir boire leur canette tranquillement dans le parc Léopold ». D’autant plus que nos trois compères sont formels : « il y a tous les jours des bagarres ! » Un manque de chance, certainement, pour les journalistes car, en effet, à en croire Johnny, « une heure plus tôt, l’ambiance était plus électrique ».
Cela n’engage que moi, évidement, mais passer à côté de plusieurs inconnus s’adonnant à la dégustation de canettes de bières bon marché dans un parc peu fréquenté, en soirée, c’est, à n’en point douter, ce qui pourrait engendrer la naissance d’un sentiment passager d’insécurité, non? Toutefois, me voilà rassuré. A la lecture de leur témoignage, visiblement, ils ne mordent pas. De quoi donc aborder avec sérénité le week-end du Maitrank, dont la fermeture des cafés a bien été confirmée, à l’unanimité, pour deux heures tapante par notre conseil communal après pourtant un vif débat. On voudrait nous faire peur…
Signature: Beni